Selon l’Enquête sur la participation et les limitations d’activités, menée en 2006 par Statistique Canada, plus de 4,4 millions de Canadiens (14 % de la population) ont déclaré avoir au moins un état physique ou mental qui les limite dans leurs activités quotidiennes. Au Québec, le taux d’incapacité est de 12 % chez les 15 ans et plus (environ 731 160 personnes) et de 3 % chez les plus jeunes (environ 36 980). Cependant, avec une population de plus en plus vieillissante, ces résultats seront appelés à augmenter.
La majorité des personnes vivant avec un handicap, qu’elles soient non voyantes, en fauteuil roulant ou qu’elles se promènent avec une canne, redoute l’hiver : les trottoirs mal déneigés, les places de stationnement réservées encombrées et les nids-de-poule cachés par la neige sont leurs plus grandes craintes. « Faire tourner les roues d’un fauteuil roulant est très difficile par temps enneigé. N’oublions pas non plus que beaucoup de ces personnes ont des problèmes de dextérité, qu’elles sont tétraplégiques incomplètes », de souligner Walter Zelaya, directeur général de l’organisme Moelle épinière et motricité Québec.
Le manque de luminosité est aussi dangereux pour les personnes à mobilité réduite, puisqu’elles sont moins visibles. « La sécurité des personnes handicapées est remise en question durant cette saison. Les gens, plus particulièrement les automobilistes, doivent faire preuve d’une plus grande vigilance quand la noirceur s’installe », exprime M. Zelaya.
Comment peut-on les aider? « Il faut revenir aux valeurs civiques, par exemple en tenant la porte, en les aidant à traverser la rue ou, si nous sommes en voiture, en leur donnant le temps nécessaire pour traverser la chaussée, évoque M. Zelaya. Aussi, il ne faut pas être gêné de demander à ces personnes si elles ont besoin d’aide. Il faut toutefois éviter de poser les gestes à leur place, parce que plusieurs d’entre elles tiennent à leur autonomie. »
