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Remettre son horloge biologique à l’heure avec la luminothérapie

La luminothérapie est aujourd’hui reconnue par les autorités médicales comme étant un  bon moyen de contrer la déprime hivernale.

La luminothérapie est aujourd’hui reconnue par les autorités médicales comme étant un bon moyen de contrer la déprime hivernale.

Publié le 6 Décembre 2011
Publié le 5 Décembre 2011
Oriane Wion (Versants)  RSS Feed

La dépression saisonnière est la réponse à un dérèglement de notre horloge biologique, laquelle se synchronise naturellement à notre environnement grâce à la lumière du soleil. C’est pourquoi, quand vient l’hiver, l’importante baisse de luminosité affecte environ 20 % des gens. Il existe toutefois un remède à ce mal, aujourd’hui reconnu par les autorités médicales : la luminothérapie.

Sujets :
National Institute of Mental Health

Le principe de la luminothérapie consiste à s'exposer quotidiennement à une lumière artificielle de couleur blanche, imitant celle du soleil. Cette lumière est sans infrarouges ni ultraviolets. Le standard recommandé est une exposition de 10 000 lux (unité de mesure de la luminosité) au niveau des yeux durant 30 minutes, pour les adultes, et de 15 à 20 minutes, pour les enfants et les adolescents.

En plus de la dépression saisonnière, la luminothérapie lutte aussi contre les troubles du sommeil (insomnie, éveil matinal précoce), le décalage horaire, les états dépressifs avant et après l'accouchement, et les syndromes prémenstruels, entre autres.  

Son fonctionnement

En pénétrant dans l'organisme par les yeux, la lumière joue un rôle fondamental dans la régularisation des rythmes circadiens, lesquels s'échelonnent sur une période de 24 heures et sont gérés directement par notre horloge biologique interne. Le rythme biologique que nous connaissons tous est le « veille/sommeil ».

Toutefois, plusieurs de ces rythmes peuvent ne pas durer exactement 24 heures et se synchronisent alors avec des indices environnementaux externes, dont la lumière du jour, de façon à conserver le bon rythme. Ceci confirme l’importante participation de la lumière à la régulation constante de notre horloge biologique interne.

Transformée en signaux électriques envoyés au cerveau, la lumière agit ainsi sur des neurotransmetteurs. Un de ceux-ci, la sérotonine, souvent appelée « l'hormone du bonheur », régularise l'humeur et gouverne la production de la mélatonine, hormone responsable des cycles du sommeil. Selon certaines recherches scientifiques, la mélatonine serait une des hormones « déréglée » chez les personnes souffrant de dépression saisonnière.

Ses origines

L’origine de la luminothérapie remonte à la fin du 19e siècle. Les découvertes sur l'usage thérapeutique de la lumière naturelle et les recherches pour un traitement par les rayons ultraviolets ont valu au médecin danois Niels Finsen le prix Nobel, en 1903. Celui-ci affirmait alors que « la lumière est meilleure pour la santé lorsqu'il y a des traces balancées d'ultraviolet, dans la même proportion que nous voulons les notes à l'école : plus de A, quelques B et pas de C. Voilà ce que le soleil émet, plus d'UVA que d'UVB. »

Pour sa part, le Dr Norman E. Rosenthal, psychiatre et chercheur au National Institute of Mental Health, a été le premier à démontrer, en 1984, le lien entre la lumière et la dépression. C’est d’ailleurs à lui que l’on doit le terme « Seasonnal Affective Disorder », que l’on traduit par « trouble affectif saisonnier » ou dépression saisonnière.

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