Selon la Société canadienne du cancer (SCC), le cancer de la prostate est le type de cancer le plus fréquemment diagnostiqué chez les Canadiens; il s’agit également de la troisième cause de mortalité par cancer en importance chez les hommes, après ceux du poumon et du colorectal.
Actuellement, aucune cause principale n’a été détectée pour justifier l’apparition de ce cancer. Néanmoins, l’Encyclopédie canadienne du cancer de la SCC répertorie quelques signes et symptômes pouvant être reliés au cancer de la prostate : un besoin fréquent d’uriner (en particulier la nuit), une incapacité d'uriner, une sensation de brûlure ou de douleur lors de la miction, la présence de sang dans l’urine ou le sperme, ou une éjaculation douloureuse en font partie. Parmi les indices tardifs, qui surviennent au fur et à mesure que la tumeur grossit ou se propage, l’on retrouve : une douleur osseuse (dos, hanches, cuisses ou cou), une perte de poids, une perte du contrôle de la vessie ou de l’intestin, et autres.
Tendances et facteurs
Dans l'ensemble, l'incidence du cancer de la prostate aurait connu une augmentation depuis 1980, probablement en raison d'une intensification du dépistage précoce ou de possibles modifications des facteurs de risque. Mais, selon la SCC, les taux de mortalité ont augmenté beaucoup plus lentement au cours de la même période et ont commencé à fléchir au milieu des années 90.
Certains facteurs pouvant accroître le risque de développer la maladie ne sont toutefois pas à négliger : l’âge (plus de 65 ans), les antécédents familiaux de cancer de la prostate, et les ancêtres d’origine africaine. Des recherches seraient présentement en cours pour déterminer si un régime alimentaire riche en matières grasses, une exposition professionnelle à un métal appelé cadmium et un apport élevé en calcium pourraient aussi être en cause.
Tests de dépistage
Le toucher rectal et l’analyse de l’APS sont les deux tests de dépistage recommandés par les médecins. Le premier est l’examen physique de la prostate par le rectum, qui permet au professionnel de palper l’organe afin de détecter toute masse ou anomalie. L’analyse de l’APS est, quant à elle, un test sanguin permettant de mesurer la concentration de l’antigène prostatique spécifique, une substance produite par la prostate.
La SCC informe cependant qu’aucun test de détection du cancer n’est précis à 100 %. Par contre, ces deux techniques combinées donnent de meilleurs résultats que chacune effectuée seule. Si un problème est constaté, d’autres analyses permettront de déterminer s’il s’agit bel et bien d’un cancer ou d’un autre problème de santé. Les médecins recommanderont alors d’effectuer un suivi du taux d’APS, de faire une échographie transrectale et une biopsie de la prostate.
Le site Internet de la Société canadienne du cancer (www.cancer.ca) détient beaucoup d’information sur le sujet. L’organisme Cancer de la Prostate Canada (www.prostatecancer.ca) et le mouvement Movember (ca.movember.com) sont aussi très actifs ce mois-ci, novembre étant le mois consacré à la sensibilisation au cancer de la prostate.
