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Line Desrosiers : la thérapie par l'art

Miraculée et guérie grâce à l’art, Line Desrosiers était présidente d’honneur de la deuxième exposition L’Âge d’art. Frank Rodi

Miraculée et guérie grâce à l’art, Line Desrosiers était présidente d’honneur de la deuxième exposition L’Âge d’art.

Publié le 13 Décembre 2011
Publié le 13 Décembre 2011
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En octobre dernier, notre journaliste Isabelle St-Jean rédigeait un papier soulignant les bienfaits de l’art. Dans son texte, elle expliquait que malgré le fait que « différentes études soient en cours sur le plan scientifique afin de développer un traitement qui pourrait éliminer les cellules cancéreuses, plusieurs personnes appuient l’hypothèse que le cancer est souvent lié aux émotions et au stress vécus par le passé. C’est d’ailleurs pourquoi l’art-thérapie est une technique qui est pratiquée de plus en plus auprès des personnes atteintes d’un cancer. » Plus loin dans l’article, elle écrivait : « Cette pratique est considérée comme étant une forme de psychothérapie où l’art est utilisé afin que le patient puisse recréer une connexion profonde avec ses sentiments et son âme. Qu’il s’agisse de sculpture, de dessin, de peinture, peu importe la technique et le résultat de l’œuvre, le but est de projeter les images ressenties à l’intérieur de soi par l’art. » Dernièrement, le journal L’Émeraude plus a fait la rencontre d’une femme qui a fait l’expérience de l’art-thérapie, madame Line Desrosiers.

Le journal a rencontré la présidente d’honneur de L’Âge d’art, une exposition de peinture qui se déroulait au Manoir Saint-Bruno les 26 et 27 novembre derniers, Line Desrosiers, une femme qui, malgré la maladie et un séjour de sept mois à la Maison Victor-Gadbois, s’est remise à vivre et à s’adapter au jour le jour. « En 2005, une tumeur dans la moelle épinière, suivie d’une opération, m’a privée de la sensibilité de mes mains. J’ai dû m’adapter pour conserver mon plaisir de peindre. Je suis passée du personnage au paysage, du pinceau à la spatule et de l’huile à l’acrylique », explique madame Desrosiers.

En mars 2010, une mauvaise chute sur la glace vient créer un choc spinal important qui la paralyse temporairement des pieds à la tête. Encore une fois, elle adapte son art en raison d’une capacité réduite de mouvements.

À la fin d’août 2010, la tumeur saigne, causant d’importants dommages à l’ensemble de son corps, à un tel point que madame Desrosiers est admise à l’unité de soins palliatifs de la Maison Victor-Gadbois, en route vers la mort. Les médecins ne pouvaient plus rien pour elle. « Lorsqu’une personne du centre m’a offert la possibilité de peindre dans la chambre que j’occupais, j’ai instantanément senti mon énergie vitale reprendre le dessus. Avec une capacité très limitée et d’excellents amis, j’ai retransformé ma façon de peindre et me suis laissée aller de plus en plus dans l’intuition et l’émotion du moment présent : un élément important de ma guérison », de poursuivre madame Desrosiers.

Aujourd’hui, Line Desrosiers est toujours en récupération et s’adapte quotidiennement en fonction de ses capacités afin de continuer à recevoir les bienfaits du plaisir de créer sous toutes ses formes. Elle a quitté la Maison Victor-Gadbois après un séjour de sept mois, et réside maintenant dans un CHSLD de Contrecoeur. « Les médecins ne peuvent plus rien pour moi, ma tumeur est trop mal placée. Ce serait trop dangereux de tenter quelque chose. Mais avec l’art, mon système s’est remis à fonctionner; la peinture est en grande partie responsable de mon retour à la vie. D’ailleurs, je dis merci à l’art sans limites! »

L’art-thérapie n’est pas uniquement pratiquée auprès des personnes atteintes d’un cancer. Les personnes âgées peuvent notamment bénéficier de cette pratique ainsi que les personnes anxieuses, les enfants atteints d’asthme et les schizophrènes.

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